Le navigateur de Google, Chrome, est sorti de sa phase de test grâce à une version finale publiée hier. Peu de nouveautés pour cette nouvelle version, en dehors d’une petite amélioration des performances et de quelques corrections de bugs. La vraie nouveauté, c’est que Google dispose désormais d’une arme puissante pour se lancer dans la guerre des navigateurs. La version finale de Google Chrome peut être téléchargée sur cette page .
Dix millions d’utilisateurs
Avec dix millions d’utilisateurs, un peu plus de trois mois après sa sortie, Google Chrome n’a pas encore conquis une part significative du marché. L’absence d’une fonction révolutionnaire, apte à convaincre les internautes à abandonner leurs habitudes, fait probablement défaut au navigateur. Lorsque Firefox , navigateur libre de la Fondation Mozilla, était arrivé sur le marché, il disposait de plusieurs atouts considérables sur Internet Explorer de Microsoft : la navigation par onglet, la rapidité, la sécurité, etc. Cela avait entraîné un succès fulgurant : Firefox dispose aujourd’hui de près de 33 % des parts de marché en Europe. 
La seconde guerre des navigateurs prend de l’ampleur
La première guerre des navigateurs avait vu la défaite de Netscape Navigator, littéralement dévoré par Internet Explorer dans les années 1990. La seconde guerre des navigateurs a commencé lorsque Firefox est venu troubler le monopole d’Internet Explorer, et dure depuis trois à quatre ans. Google, géant du Web, mais absent du marché des navigateurs jusqu’à aujourd’hui, tient absolument à se faire une place de premier plan. La seconde guerre des navigateurs va donc désormais opposer Microsoft, Mozilla et Google.
À l’heure où le navigateur Web est souvent l’outil le plus important et le plus utilisé d’un ordinateur, il est vital pour les entreprises de contrôler ce qui s’y passe. Par exemple, Google intègre par défaut son moteur de recherche dans son navigateur, alors que Microsoft préfère évidemment promouvoir le sien, Live Search. De même, le système d’extensions présent dans Firefox permet d’ajouter et de supprimer des fonctionnalités pour le navigateur. Google Chrome, même s’il n’a pas encore un tel gestionnaire, souhaite pouvoir un jour proposer à ses partenaires une visibilité accrue par la maîtrise du navigateur.